Cecil Papers
March 1609

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Institute of Historical Research

Publication

Author

G. Dyfnallt Owen (editor)

Year published

1976

Pages

164-168

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'Cecil Papers: March 1609', Calendar of the Cecil Papers in Hatfield House, Volume 24: Addenda, 1605-1668. (1976), pp. 164-168. URL: http://www.british-history.ac.uk/report.aspx?compid=112712 Date accessed: 30 August 2014.


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March 1609

Articles of Agreement.
1608–9, March 18.Agreement between the Earl of Salisbury and Walter Morrell, merchant of London, and Hugh Morrell "haberdasher of hattes" of Exeter. By the terms specified the Morrells undertake, for a period of ten years and at their own charges, to instruct fifty persons from the parish of Hatfield in the craft of "weavinge, or spyninge and cardinge, or dyinge or makinge of ffustians or other stuffes and wares" for the purpose of earning their livelihood. They are, at their own expense, to support 20 out of the 50 who are boys or youths of 12 and upwards as their apprentices for seven years. The residue of the 50 who are not apprentices are to receive reasonable wages for their work. But they are to give security to the Morrells not to reveal what they have learnt of this craft until they have completed three years of work. The Earl of Salisbury, for his part, is to select the 50 persons, and to find a suitable house for the employment of the 20 apprentices and the installation of 10 looms by the Morrells. He is also to pay the latter £100 annually for maintaining and supervising the operations, but with the proviso that 40 shillings is to be deducted for every person out of the 50 who shall be absent for a year.
Attached: two bonds for £250 for the due performance of the agreement by the Morrells one being signed by William Massam, armourer, of the parish of St. Bartholomew near the Exchange, and John Vigors, merchant tailor, of Water Lane near the Custom House.
1 m. 2 Seals. (Deeds 244/17.)
Boisbelle.
[c. March 24, 1608–9]."Privileges, franchises et libertes de la ville capitale de la soverainete de Boisbelle.
Pour convier tous financiers, jacquets, bouffons, maquereaux, forgeurs et courtiers (?) d'advis, partisans, demandeurs de dommagements, et aultres telles gens d'affaires d'y bastir, est accordé:
Que Dieu sera servi en la dite ville a la fantasie du prince d'icelle, non obstant le Conseile de Trente auquel quant au present il est desrogé.
Que la foy et les ceremonies de la primitive esglise en seront bannyes comme surannées, ne servant qu'a tenir les peuples en humilité et obeyssance, vices contraires a la reformation du temps qui court.
Que l'escriture saincte aussi mal interpretée que mal entendue sera la seule reigle de salut sans prejudice des sermons du pere portugais et des doulceurs du pere Cotton. [Marginal note: pourvuque il y va qualques fois.]
Que le livre sacrosainct de du Plessis Morney y sera tenu pour oracle, attendant celuy du Cardinall Perron, sans qu'il puisse plus estre mis sur le tappis a Fontaynebleau. (fn. 1)
Qu'aucun jour de l'année n'y sera solennisé que celuy auquel le Sieur de Sancy fut desmis de sa charge du surintendant des finances, auquel jour il sera fait feux de joye et le canon tiré comme au jour St Jehan a Paris.
Que tous Juyfs, Muselmans, Hussistes, Anabaptistes, Martinistes, Zuinglians, Calvinistes et aultres tels gens de bien seront admis avec la liberté de conscience tant necessaire pour maintenir au monde l'indevotion et l'irreligion.
Que tous Capucins, Fueillans, Carmelins et mandians n'y seront receus sinon en jetant le froc aux orties pour travailler non a la vigne du Seigneur mais a la multiplication du genre humain.
Que tous ecclesiastiques, apostats, fayneants, paillards et desbaucheurs y auront seure retraicte fors Monr l'evesque de Beauvais lequel a cause de son privilege sera renvoyé au parliment. [Marginal note: qui est des plus desbauches de toute la France.]
Que nulle assemblée du Clergé de France ne s'y pourra faire s'il n'est question de la revision des comptes de Castille, et que l'evesque de Prieux et de Dame Saincte y assistent.
Que l'Inquisition, enemye jurée de l'esglise Gallicane, ne pourra approcher de la dite ville sans permission de l'advocat Servin. [Marginal note: qui s'oppose ordinairement a tout ce qui vient d'Espagne et d'Italie.]
Que tous pelerinages et voyages de devotion seront defendues aux habitants de la dite ville si ce n'est celuy de Saint Mathurin. [Marginal note: la ou l'on meine les fols.]
Que tous mariages se feront et desferont en la dite ville a discretion, mesme se pourront consommer par procureur sans procuration. [Marginal note: chose ordinaire presque en tous les enfants.]
Que l'histoire fantasque du President de Thou corrigée par Causabon y sera authorisée, et si autrement il en est dit a Rome il en sera appellé comme d'abus.
Que le bonhomme Desdommagement, fondateur de la dite ville, sera a perpetuité honoré en icelle, et ses loys gardées tant que l'on pourra comme Saliques et fondamontales de cest estat.
Que les biens acquis a son service seront tenus en semblable respect que les choses sacrées dont la cognoissance est interdicte au vulgaire.
Que la disgrace d'Arnaud y sera escripte en lettres rouges pour que la posterité sache qu'il a volu controoller sans controolle les actions de son bienfacteur.
Qu'il sera loysible a tenir conseillers d'estat Intendans, Presidents et Conseillers de courts souveraines, Maistres de Requestes et Tresoriers de France d'estre de tous partis sans qu'il leur soit besoing de dispence pourveu qu'il y ayt a gaigner et qu'ils en conferent avec Duret. [Marginal note: un qui le gouverne en tout.]
Qu'en la dite ville sera estably un huyctiesme parlement sans proces: toutesfois si aulcuns differents surviennent, seront evoqez au conseil et remis a la suffisance de Meaupeau et Villemonté pour les decider. [Marginal note: deux de ses creatures.]
Seront advertis les Sieurs Faulcon, Chevalier, Royssy, Boynville, Bellievre, le Jay, Malon et aultres tels suffisants senateurs du temps que tous les grands offices de judicature du royaulme sont a vendre au plus offrant en dernier encherisseur si la presidente de Verdun ne l'empesche. [Marginal note: la femme du premier president de Thoulouse qui faict faire a son mary ce qu'elle veult.]
Qu'il ne sera jamais mention en la dite ville de la chambre de Justice. [Marginal note: chambre faicte pour la recherche des financiers.]
Que l'on pourra parler librement en la dite ville de toutes personnes mesmes des princes du sang si ce n'est que la Marquise de Vernueil y soyt presente a la quelle il est defendu de s'y trouver d'oresnavant.
Que l'on pourra aussi y gourmander tout le monde sans respect d'aulcun.
Que tous financiers quoy qu'issus de simples paysans ou pauvres artisans pourront donner en mariage a leurs filles cent mille livres bien que c'ait este autresfoys le dot ordinaire des filles de nos roys, pourveu qu'ils ayent excerce leurs charges troys ans et au dessus.
Que le Compte de Schamberg sera gouverneur de la dite ville, Duret et Moysset gardes des portes a la charge d'y adjouster Paulet pour Triennal s'il en est besoing.
Qu'aucun prince du sang ne pourra passer par la dicte ville sans le passeport du pere Gontier.
Que d'Escures ne pourra loger de gens de guerre es environs de la dite ville a cause du party par luy faict des imposts et billotts de Brettaigne.
Que la ville de Montauban sera tousjours en aliance et bonne intelligence avec la dite ville en payans les droicts accoustumez sauf a augmenter s'il y eschet.
Qu'en la dite ville il y aura une Bastille en laquelle sera transferé le Cabinet qui est en celle de Paris.
Que la dite ville servira de passage aux pacquets qui iront de Geneve a la Rochelle pour la tranquilité du royaulme.
Qu'en la dite ville sera establi un magazin des pieces de reformation comme factions, monopoles, menées, entreprises et aultres tels outils propres a renverser le royaulme, pour en fournir a qui en vouldra quelque empeschment qui vueille donner le Mareschal de Bouillon.
Que les Almanaqs de mauvais presages portés par la Varenne qui font esvanouir le monde ne seront debitez en la dite ville sans permission signee en queue et seellée du grand seau. [Marginal note: qui luy porta le premier message du Roy touchant sa disgrace derniere sur lequel il s'evanouit.]
Que le deffence d'y manger du rosty a disner n'y durera que six moys pour ceux qui entreront aux affaires, et quant a l'inventaire de leurs biens il seront (sic) mis en la chambre de comptes mais retirez (sic) pour le supprimer. [Marginal note: ceux qui a present entrent au maniement des finances mettent au greffe un inventaire de leurs biens a ce que le Roy puisse voir au bout de quelque temps quel profit desreglé ils peuvent avoir fait au maniement de ses deniers.]
Et pourcequ'il importe grandement a la santé des habitants de la dite ville qu'elle soit tenue nette des boues, il en sera fait party a la charge de fournir aux avances.
Et pour memoire eternelle de l'heureuse edification de la dite ville il sera gravé au frontispice des principales entrées d'icelle ceste honorable inscription:
Par l'audace d'un Escossois
Enflé d'un insolent merite,
Ceste ville a este construicte
Du sang le plus pur des Francois.
[Marginal note: on le tient pour descendu d'Escosse quoy qu'il tasche a tirer sa geneologie des Comptes de Flandres.] (fn. 2) —Undated.
3 pp. (140. 117.)

Footnotes

1 A reference to the famous debate between Perron and Duplessis-Morny at Fontainebleau on May 4, 1600 in which Perron outclassed the Huguenot theologian and was awarded the cardinal's hat by Pope Clement VIII later in the year.
2 This pasquil is mentioned in the Registre-Journal de Pierre de Lestoile. p. 502, published in Nouvelle Collection des Memoires pour servir a l'Histoire de France, ed. Michaud et Poujoulat (Deuxieme Serie) "Ce jour [le mardi 24 (Mars)] on m'a fait voir un sanglant pasquin qui couroit contre M. de Sulli, intitulé Priviléges et Franchises de la ville capitale de la souveraineté de Bosbelle, qu'on avoit fait voir au Roy en guise d'un pacquet de la poste adressé à sa Majeste et envoié aussi tost à M. de Villeroy, qui le lui auroit porté ne sachant que c'estoit. Et aiant eu commendement de l'ouvrir, Sa Majesté aiant pris plaisir à se le faire lire, l'auroit apres apres envoiié à M. le comte de Soissons, dont on disoit ledit de Sulli avoir este plus indigné que du pasquil mesme, duquel toutefois il s'est mis bien en peine de descouvrir l'aucteur, qu'aucuns ont opinion estre Chastillon, et les autres le donnent à un Escossois, mais sans indice d'aucune preuve valable."